Festival Textes et Voix 20014 Nîmes Uzès Alès

Festival TEXTES & VOIX 2014

Deuxième édition

Programme du Festival Textes et Voix 2014

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Un festival de lectures et de rencontres littéraires à
Nîmes, Uzès, Alès

Du 1er au 4 octobre

Les grands textes de la rentrée littéraire, lus par de grands acteurs
Un événement littéraire organisé par

TEXTES & VOIX en Cévennes

Direction artistique Nadine Eghels

 

En coproduction avec la Ville de Nîmes

 

Avec le soutien de :

la Région Languedoc Roussillon, de la DRAC Languedoc Roussillon, de l’agglomération d’Alès, de la Fondation d’entreprise La Poste, et l’accompagnement de Languedoc Roussillon Livre et Lecture


En collaboration avec :

l’Hôtel Imperator et l’association « Les belles rencontres de la culture », l'association des libraires de Nîmes, le cinéma Le Capitole et la librairie Le Parefeuille à Uzès, la Médiathèque et la Ville d’Uzès, le Musée du Colombier et la Médiathèque d’Alès,  la librairie Sauramps en Cévennes à Alès, la librairie La Porte des Mots et la Bambouseraie de Prafrance à Anduze

partenaires du festival textes et voix 2014



 

Festival TEXTES & VOIX 2014,
deuxième édition
une même ambition, un territoire élargi

 

Pour sa deuxième édition, le Festival TEXTES & VOIX se déploie sur un territoire élargi puisqu’il a lieu à Nîmes, Uzès et Alès, du 1er au 4 octobre 2014, avec toujours la même ambition, celle que nous poursuivons avec TEXTES & VOIX depuis 1999.

Ecouter des textes littéraires, poétiques, philosophiques, portés par la voix de comédiens renommés.

Rencontrer les auteurs de la rentrée littéraire 2014.

Echanger avec les professionnels du livre et de la lecture. Se laisser emporter dans des spectacles originaux où la musique dialogue avec le texte.

Découvrir des œuvres inédites, des correspondances singulières. Passer de l’écrit à l’écran. Voir la littérature en images, en sons, en scène, dans des lieux inattendus.

Une causerie inédite du philosophe Alain Badiou, sur le thème inépuisable de l’amour, ponctuée de lectures par Marie Christine Barrault et Aurélien Recoing, un hommage au poète et écrivain Henri Michaux, disparu en octobre 1984, par François Marthouret, Anne Alvaro et le talentueux accordéoniste Pascal Contet, une immersion dans la vie bouleversée d’une famille dans la Grande guerre avec La Cicatrice, superbe documentaire de Laurent Véray, et des lectures de correspondances inédites, une conférence musicale de Mireille Perrier d’après le Duende cher à Federico Garcia Lorca

Et bien sûr les auteurs de la rentrée littéraire, Lydie Salvayre et son magnifique roman Pas pleurer qui nous renvoie à la guerre d’Espagne et résonne aujourd’hui, Franck Pavloff et sa quête familiale dans une Barcelone actuelle et éternelle, Laurence Tardieu et Anne Serre qui interrogent la position de l’écrivain, entre fiction et récit de vie, Laurent Mauvignier qui nous emmène Autour du monde dans un roman haletant porté par Didier Flamand et Mireille Perrier, le monde à portée de la Place de l’Oie de Jean-Jacques Salgon.

Une expérience originale pour vivre pleinement la rentrée littéraire, et surtout partager, avec les comédiens et les écrivains, ce plaisir des mots qui nous rassemble. 


Les auteurs : Alain Badiou, Franck Pavloff, Lydie Salvayre, Laurence Tardieu, Jean Echenoz, Anne Serre, Laurent Mauvignier, Jean-Jacques Salgon, Federico Garcia Lorca et Henri Michaux
Les acteurs : Anne Alvaro, Marie Christine Barrault, Marianne Denicourt, Didier Flamand, François Marthouret, Mireille Perrier, Nicolas Pignon, Aurélien Recoing

 

Conception et montage des textes : Nadine Eghels (sauf pour Amour menacé amour, victorieux et pour Duende)


Collaboration artistique et communication : Dominique Perrin

Conseil littéraire : Michèle Gazier

 

Retrouvez le programme complet et toutes les informations sur les lectures, les auteurs, les acteurs et les musiciens


programme festival texte et voix 2014

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Programmation

 

Mardi 30 septembre à 19h, Hôtel Imperator à Nîmes

Avant-première, Jean-Jacques Salgon, Place de l’Oie, éditions Verdier
Lecture par Nicolas Pignon
Montage : Nadine Eghels

A partir de sa maison ardéchoise, dont il nous propose une visite truffée de récits historiques, de souvenirs personnels et d’anecdotes piquantes, l’auteur nîmois Jean-Jacques Salgon nous emmène dans son univers foisonnant de mots et d’images.

Familier de son écriture, Nicolas Pignon prête sa voix à ce texte digressif servi par une langue superbe, et nous guide dans cette visite avant tout  littéraire.

Entrée libre, réservation souhaitée

 

Mercredi 1er octobre à 18h, 19h

Carré d’Art à Nîmes
18h : Ouverture officielle
19h
 : Alain Badiou, Amour menacé, amour victorieux

Une causerie philosophique inédite ponctuée de lectures par Marie Christine Barrault et Aurélien Recoing

« L'amour est certes encore omniprésent, comme seule garantie possible d'un lien réel à l'autre. Et cependant l'amour est aussi, pour la même raison, grandement soupçonné : ne vient-il pas justement aliéner notre droit souverain de vivre uniquement pour nous-mêmes ? Ne remplace-t-il pas la solitude menaçante par le risque de tourments infinis ? Les poètes, les écrivains  et les philosophes, s'accordant ou s'opposant, ont chanté et pensé depuis toujours la gloire et le péril de l'amour. A l'invitation de Nadine Eghels, nous reprendrons cet antique dialogue, dans les conditions d'aujourd'hui. »

Alain Badiou tiendra la partie philosophique, et, se glissant dans sa prose et profitant des références qu'il introduira, Marie Christine Barrault et Aurélien Recoing liront des poèmes d'amour ou des textes sur l'amour de Rimbaud, de René Char, d'André Breton, de Saint-John Perse...Ainsi la gloire de l'amour cherchera à l'emporter sur tout ce qui le menace.

Entrée libre en fonction des places disponibles

 

Mercredi 1eroctobre à 21h

Carré d’Art à Nîmes
Franck Pavloff, L’enfant des marges, éditions Albin Michel
Lecture par François Marthouret
Montage : Nadine Eghels

Ioan, un photographe de renom, s’est retiré dans un mas des Cévennes après la mort accidentelle de son fils Simon. Un jour il apprend la disparition de Valentin, son petit-fils parti pour Barcelone six mois plus tôt. Et celui qui vivait comme un reclus à consolider des murets en voie d’écroulement part à la recherche de cet adolescent qu’il connaît si peu, et s’immerge dans le monde des contestataires et des marginaux qui vivent autour de la Sagrada Familia.Comme souvent dans les romans de Franck Pavloff, il y a un homme solitaire refermé sur son deuil, qui a fui la ville, que le destin rattrape et oblige à faire l’apprentissage tardif de l’ouverture à l’autre.

Magnifiquement incarné par François Marthouret, il déroule le lien de filiation sur quatre générations et tente d’en dénouer les ligatures douloureuses.

Entrée libre en fonction des places disponibles

 

Jeudi 2 octobre à 18h30

Théâtre Christian Liger à Nîmes
Federico Garcia Lorca,
Duende
Adaptation et jeu : Mireille Perrier
Guitare et violon : Yardani Torres

Dans cette conférence, Lorca nous dévoile sa vision de l’art. Avec le mystérieux mot « duende »,  mot andalou, intraduisible en français, il nous invite dans sa langue poétique à reconsidérer l’art et la culture.

Mireille Perrier porte sur la scène la conférence de Federico Garcia Lorca, Jeu et théorie du duende, écrite en 1933. Mise en scène et plateau nu, guitare et violon par Yardani Torres,  sous les lumières de Franck Thévenon.  Fidèle à l’aspect initial de la conférence donnée par Lorca, le spectacle fait alterner conférence et moments musicaux qui s’intensifient en toute fin pour nous faire éprouver le duende. C’est dans cette forme épurée que les mots poétiques de Lorca vibrent, mis en relief par la musique.

Tarif : 9 euros  (5 euros tarif réduit) ou 15 euros  les 2 lectures

 

Jeudi 2 octobre à 21h

Théâtre Christian Liger à Nîmes
Lydie Salvayre,
Pas pleurer, éditions du Seuil
Lecture par Anne Alvaro et Nicolas Pignon
Montage : Nadine Eghels

Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Eglise contre « les mauvais pauvres ». Celle de Montse, mère de la narratrice qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours enchantés de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne. Deux paroles, deux visions qui font apparaître l’art romanesque de Lydie Salvayre dans toute sa force, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, porté par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.

Anne Alvaro et Nicolas Pignon mettent leur talent et leur sensibilité au service de cette écriture singulière, et font entendre ces deux voix qui résonnent étrangement avec notre présent.

Tarif : 9 euros  (5 euros tarif réduit) ou 15 euros  les 2 lectures

 

Vendredi 3 octobre à 18h

Médiathèque d'Uzès
Laurence Tardieu,
Une vie à soi, éditions Flammarion
Lecture par Marianne Denicourt
Montage : Nadine Eghels

Un jour d’automne, Laurence T. pousse la porte de l’exposition consacrée à la photographe Diane Arbus, au Jeu de paume à Paris. Le choc, d’abord esthétique, devient peu à peu existentiel. La narratrice va revisiter son histoire personnelle et familiale à la lumière de celle de Diane Arbus, jumelle soudain découverte. Leurs histoires se répondent : l’enfance privilégiée mais recluse, le désir de venir enfin au monde par la création. En partant à la recherche de Diane Arbus, Laurence T. va se reconnaître elle-même dans le miroir.

Marianne Denicourt nous emmène dans ce parcours singulier qui entrelace souvenirs, évocations, scènes d’hier et d’aujourd’hui, rêves et fragments biographiques, pour devenir le roman d’une rencontre et d’une quête, celle d’une vie enfin retrouvée. Un parcours qui entre en résonance avec L’écriture et la vie, précédent ouvrage de Laurence Tardieu, publié aux éditions des Busclats, dont elle nous lira elle-même quelques fragments.

Entrée libre, réservation souhaitée

 

Vendredi 3 octobre à 21h

Cinéma le Capitole à Uzès
La Cicatrice, une famille dans la grande guerre, film de Laurent Véray
Présenté par Laurent Véray et Dominique Blanchecotte
Lecture par Anne Alvaro et Aurélien Recoing
Montage : Laurent Véray, Nadine Eghels
Avec le soutien de la Fondation d’entreprise La Poste

Ce documentaire retrace le destin hors du commun d’une famille française, les Résal, quatre frères, deux sœurs et leurs parents, entre 1914 et 1918, à travers leurs échanges épistolaires et leurs photographies. Au-delà de la singularité des uns et des autres, nous découvrons de l’intérieur leur vie quotidienne, avec ses faits marquants, ses rebondissements, mais également à travers les moments difficiles, les préoccupations intimes, les émotions et les tourments les plus secrets d’individus confrontés à une situation exceptionnelle : la guerre. 

Avant la projection du film, qui survole l’ensemble de cette correspondance familiale d’une extraordinaire densité, Anne Alvaro et Aurélien Recoing approfondissent, par leur lecture d’un choix de lettres, la relation épistolaire entre la mère et le fils aîné, et en restituent toute l’émotion et l’intensité. Le film, comme la soirée, sont soutenus par la Fondation La Poste, nous rappelant la formidable organisation du service de  la Poste aux Armées, qui a permis tous ces échanges de lettres et de colis bien nécessaires de part et d’autre.

Tarif : 8 euros

 

Samedi 4 octobre à 11h

Médiathèque d'Alès
Rencontre thématique organisée en collaboration avec LR2L (Languedoc Roussillon Livre et Lecture) et animée par Cécile Jodlowski-Perra : Ecrire la guerre, du témoignage au roman.
Avec Alain Guyard, Laurent Véray, Aurélien Recoing, Carole Hyza (Musée du Colombier, Alès)…

Du récit journalistique à la fiction romanesque, du témoignage au poème, du manifeste à la correspondance, comment la littérature peut-elle s’emparer de l’histoire, a fortiori tragique, de la guerre ? Comment raconter en mots, ou en images, les drames individuels confrontés à la grande Histoire ? Avec les commémorations du Bicentenaire de la guerre 1914-1918, les publications abondent, fresques historiques, essais, récits, et toute une correspondance entre appelés au front et famille « à l’arrière », qui constitue elle aussi un matériau littéraire et documentaire non négligeable.

Entrée libre, réservation souhaitée

 

Samedi 4 octobre à 15h

Bambouseraie Prafrance à Anduze
Hommage à Henri Michaux, Ecuador
Lecture musicale par Anne Alvaro, accordéon Pascal Contet
Montage : Nadine Eghels

Récit de voyage parfois drôle et souvent émouvant, Ecuador est le journal tenu par Henri Michaux en 1928, lorsqu'il entreprend un voyage à travers les Andes, les montagnes de l'Equateur et les forêts du Brésil pour arriver un an plus tard à l'embouchure de l'Amazone. De son voyage en bateau jusqu'à cette découverte des forêts tropicales, il raconte les moindres détails dans une langue savoureuse. Ecuador révèle son immense talent de poète, dévoilant ses désormais célèbres « espaces du dedans »,  puisque ce périple sud-américain devient le révélateur de voyages intérieurs.

Dans le cadre approprié de la Bambouseraie, la voix grave et chaude d’Anne Alvaro nous restitue ce texte sincère et poétique, entre le récit de voyage et le carnet intime, rythmé par l’accordéon de Pascal Contet qui en épouse toutes les nuances.

Tarif : 10 euros (visite de la Bambouseraie incluse)

 

Samedi 4 octobre à 15h et à 17h

Musée du Colombier à Alès
Jean Echenoz, 14, éditions de Minuit
Lecture par Aurélien Recoing
Montage : Nadine Eghels

Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état. Plutôt que de tenter de rivaliser avec les fresques guerrières, Jean Echenoz choisit d'évoquer le conflit de 1914-1918 à hauteur d'homme, au ras d'une vie quotidienne que l'entrée en guerre interrompt et reconfigure. Le burlesque côtoie le tragique, le quotidien nourrit le drame. De son écriture légère -comme détachée - au style impeccable, Jean Echenoz nous fait partager les peurs et les stupeurs de ces tout jeunes gens plongés dans une réalité qui les écrase. Tandis qu’au pays, la vie continue, pas tout à fait pareille pourtant.

Aurélien Recoing s’empare de la langue d’Echenoz avec brio et sensibilité, en restitue la pudeur, la précision et l’indicible émotion, dans les salles de l’exposition « Il y a cent ans, la Grande Guerre » présentée au Musée du Colombier.

Entrée libre, réservation indispensable

 

Samedi 4 octobre à 17h

Salle du Capitole à Alès
Anne Serre, Dialogue d’été, éditions Mercure de France
Lecture par Marianne Denicourt et Anne Serre
Montage : Nadine Eghels

Un écrivain explique à son interlocuteur  - son double ? - comment il entre dans l’écriture et l’imaginaire. Il lui parle de ses personnages, des relations qu’il entretient avec eux. Il lui montre comment il est à la fois dans et hors du roman. Avec une familiarité tour à tour joueuse et impérieuse, il l’entraîne avec lui de l’autre côté du miroir, là où le roman prend corps. Dans ce voyage au cœur de la fabrication d’une œuvre, Anne Serre nous convie, nous, lecteurs, à une expérience unique et vertigineuse.

L’actrice Marianne Denicourt assume ici la posture de l’écrivain, et Anne Serre, dans un renversement des rôles, la questionne sur les fondements de son art. Un dialogue subtil et drôle à la fois, qui nous plonge au cœur de la problématique de tout auteur de fiction, d’hier ou d’aujourd’hui.

Tarif : 5 euros

 

Samedi 4 octobre à 19h

Salle du Capitole à Alès
Laurent Mauvignier,
Autour du monde, éditions de Minuit
Lecture par Mireille Perrier et Didier Flamand
Montage : Nadine Eghels

Rencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d’un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l’amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s’offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d’Aden, tenter sa chance au casino den Slovénie, se perdre dans la jungle en Thaïlande, faire du stop jusqu’en Floride. Le seul lien entre les personnages est l’événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l’illusion de partager le même monde.

Mireille Perrier et Didier Flamand nous entraînent dans cette ronde effrénée autour du monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d’abord rivé à lui-même et à ses propres histoires.

Tarif : 5 euros

 

Samedi 4 octobre à 21h

Salle Cazot à Alès
Hommage à Henri Michaux,
Voyage en Grande Garabagne
Lecture musicale par François Marthouret, accordéon Pascal Contet
Montage : Nadine Eghels

L’auteur a vécu très souvent ailleurs : deux ans en Garabagne, à peu près autant au pays de la Magie, un peu moins à Poddema. Ou beaucoup plus. Les dates précises manquent. Ces pays ne lui ont pas toujours plu excessivement. Par endroits, il a failli s’y apprivoiser. Pas vraiment. Les pays, on ne saurait assez s’en méfier. Il est revenu chez lui après chaque voyage. Il n’a pas une résistance infinie. Certains lecteurs ont trouvé ces pays un peu étranges. Cela ne durera pas. Cette impression passe déjà. Ces pays, on le constatera, sont en somme parfaitement naturels.

On les retrouvera partout bientôt…Au rythme décapant de l’accordéon de Pascal Contet, François Marthouret nous entraîne dans un voyage inattendu, à la rencontre de peuplades aux noms étranges et aux mœurs bizarres, qui cependant nous tendent un miroir mouvant, nous renvoyant à notre propre singularité.

Tarif : 10 euros

 


 

Les lectures

 

Place de l’Oie, de Jean-Jacques Salgon, éditions Verdier

Lecture par Nicolas Pignon

« C'était en 1973, j'habitais alors en Algérie, à Trouville, sur la corniche oranaise. J'avais dû revenir en France à l'occasion de vacances. Avec mes parents nous étions venus aux Vans rendre visite à ma tante Claire, la soeur aînée de mon père, celle que nous appelions (mes sœurs et moi) depuis l'enfance Taty Claque, parce qu'elle était plutôt pète-sec et distribuait assez généreusement des gifles quand l'occasion se présentait. Comme j'évoquais mon projet d'acquérir une maison dans la région, Taty Claque s'est exclamée : Va voir Place de l'Oie, je crois qu'il y a une maison à vendre ». C'est ainsi que le narrateur devint propriétaire d'une maison aux Vans, en Ardèche, maison qu'il fréquente depuis lors assidûment. Aujourd'hui, il nous accompagne dans la visite des cinq niveaux, de la terrasse tropézienne à la double cave, en s'attardant sur chaque détail, sur l'histoire de chaque objet qui l'amènent à redécouvrir avec nous, et pour notre plus grand plaisir, ses vies antérieures, extérieures aussi, ses vies qu'il n'a qu'incomplètement vécues.

Nicolas Pignon, familier de l’écriture de Jean-Jacques Salgon, prête sa voix à ce texte digressif servi par une langue superbe, et nous guide dans cette visite avant tout littéraire d’un univers foisonnant de mots et d’images. 

( Mardi 30 septembre, Hôtel Imperator à Nîmes à19h )

 

Amour menacé, amour victorieux, une causerie philosophico-littéraire inédite d’Alain Badiou
Lecture par Marie Christine Barrault et Aurélien Recoing

« L'amour est certes encore omniprésent, comme seule garantie possible d'un lien réel à l'autre. L'amour est en effet la figure obligée, primordiale, d'une guérison des solitudes que le culte marchand de l'individu nous inflige ; quand on dit d'une femme ou d'un homme qu'il est seul, qu'il vit seul, cela veut principalement dire, encore aujourd'hui, qu'il est délaissé par l'amour.
Et cependant l'amour est aussi, pour la même raison, grandement soupçonné : ne vient-il pas justement aliéner notre droit souverain de vivre uniquement pour nous-mêmes ? Ne remplace-t-il pas la solitude menaçante par le risque de tourments infinis ? Pourquoi en effet devrais-je prendre le risque de faire dépendre mon existence, la recherche de mon harmonie intime, des caprices d'une autre existence dont je ne pourrai probablement jamais connaitre le secret ?

Les poètes, les écrivains  et les philosophes, s'accordant ou s'opposant, ont chanté et pensé depuis toujours la gloire et le péril de l'amour. A l'invitation de Nadine Eghels, nous reprendrons cet antique dialogue, dans les conditions d'aujourd'hui. »

Alain Badiou tiendra la partie philosophique, et, se glissant dans sa prose et profitant des références qu'il introduira, Marie Christine Barrault et Aurélien Recoing liront des poèmes d'amour ou des textes sur l'amour de Rimbaud, de René Char, d'André Breton, de Saint-John Perse...Ainsi la gloire de l'amour cherchera à l'emporter sur tout ce qui le menace.

(Mercredi 1eroctobre, Carré d’Art à Nîmes à 18h )

 

L’enfant des marges, de Franck Pavloff, éditions Albin Michel
Lecture par François Marthouret 

Ioan, un photographe de renom, s’est retiré dans un mas des Cévennes après la mort accidentelle de son fils Simon. C’est là qu’il reçoit un appel de sa belle-fille qui lui signale la disparition de Valentin, son petit-fils parti pour Barcelone six mois plus tôt. Et celui qui vivait comme un reclus à consolider des murets en voie d’écroulement part à la recherche de cet adolescent qu’il connaît si peu. Ioan va arpenter tous les squats et autres lieux alternatifs que compte la capitale catalane, celle des marginaux, des révoltés, des sans-papiers, des artistes, des anarchistes, des mirages à la Gaudi avec sa Sagrada Familia en perpétuelle construction, des femmes engagées qui savent affronter l’amour comme la tragédie. Une ville où plane toujours l’ombre des combattants de la guerre civile.

Comme souvent dans les romans de Franck Pavloff, il y a un homme solitaire refermé sur son deuil, qui a fui la ville, que le destin rattrape et oblige à faire l’apprentissage tardif de l’ouverture à l’autre. Magnifiquement incarné par François Marthouret, il déroule le lien de filiation sur quatre générations et tente d’en dénouer les ligatures douloureuses.

( Mercredi 1er octobre, Carré d’Art à Nîmes à 21h )

 

Duende

Une conférence musicale d’après Jeu et théorie du duende, de Federico Garcia Lorca
Adaptation, jeu et mise en scène : Mireille Perrier
Guitare et violon : Yardani Torres
Lumières : Franck Thévenon
Production : Compagnie L’abeille et l’orchidée

Création en mai 2014 au Lavoir Moderne Parisien, présentation du 15 au 27 juillet 2014 au Centre Européen de Poésie d’Avignon, Festival OFF
C’est dans les années 30-33 que Federico Garcia Lorca donne ses conférences Jeu et Théorie du duende à la Havane, à Buenos Aires et à Montevideo. Le fascisme gagne l’Europe et le fossé entre les différentes cultures des pays d’Europe se creuse ; l’Espagne est elle aussi à la veille d’en découdre avec le fascisme.
Dans cette conférence, Lorca nous dévoile sa vision de l’art. Avec le mystérieux mot « duende »,  mot andalou, intraduisible en langue française, il nous invite dans sa langue poétique à reconsidérer l’art et la culture. A partir de ce qu’il connaît bien, l’Andalousie, le poète nous conduit progressivement à distinguer les différentes sources d’inspiration de l’oeuvre, à nous rapprocher de sa culture, une culture liée à la vie mais intimement unie à la mort, mort de laquelle triomphe la création souveraine. Le poète réveille une intuition partagée de tous lorsqu’il nous rapproche de ce mystère de la création. Sans jamais le déflorer, Lorca laisse à chacun le soin de le ressentir.

Mireille Perrier porte sur la scène la conférence de Federico Garcia Lorca, Jeu et théorie du duende, écrite en 1933. Mise en scène et plateau nu, guitare et violon par Yardani Torres,  sous les lumières de Franck Thévenon.  Fidèle à l’aspect initial de la conférence donnée par Lorca, le spectacle fait alterner conférence et moments musicaux qui s’intensifient en toute fin pour nous faire éprouver le duende. C’est dans cette forme épurée que les mots poétiques de Lorca vibrent, mis en relief par la musique.

( Jeudi 2 octobre, Théâtre Christian Liger à Nîmes à 18h30 )

Pas pleurer, de Lydie Salvayre, éditions du Seuil
Lecture par Anne Alvaro et Nicolas Pignon

Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l’Eglise contre « les mauvais pauvres ». Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours enchantés de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne. Deux paroles, deux visions qui font apparaître l’art romanesque de Lydie Salvayre dans toute sa force, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, porté par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.

Anne Alvaro et Nicolas Pignon mettent leur talent et leur sensibilité au service de cette écriture singulière, et font entendre ces deux voix qui résonnent étrangement avec notre présent.

(Jeudi 2 octobre, Théâtre Christian Liger à Nîmes à 21h )

 

Une vie à soi, de Laurence Tardieu, éditions Flammarion
Lecture par Marianne Denicourt

À quoi cela a-t-il tenu ? À la solitude d’un jour d’automne, à la tristesse tenace de ces derniers mois, au souvenir inattendu du Jeu de paume où elle se rendait parfois enfant ? Peu de choses, en somme, qui conduisent Laurence T. à pousser la porte de l’exposition consacrée à la photographe Diane Arbus. Le choc, d’abord esthétique, devient peu à peu existentiel. La narratrice va revisiter son histoire personnelle et familiale à la lumière de celle de Diane Arbus, jumelle soudain découverte. Leurs histoires se répondent : l’enfance est privilégiée mais recluse, le désir de venir enfin au monde se confond avec celui de créer, les hommes et les enfants sont toujours là, essentiels. En partant à la recherche de Diane Arbus, Laurence T. va se reconnaître elle-même dans le miroir.  

Marianne Denicourt nous emmène dans ce parcours singulier qui entrelace souvenirs, évocations, scènes d’hier et d’aujourd’hui, rêves et fragments biographiques, pour devenir le roman d’une rencontre et d’une quête, celle d’une vie enfin retrouvée. Un parcours qui entre en résonance avec L’écriture et la vie, précédent ouvrage de Laurence Tardieu, publié aux éditions des Busclats, dont elle nous lira elle-même quelques fragments.  

( Vendredi 3 octobre, Médiathèque d'Uzès à 18h )

 

La cicatrice, une famille dans la Grande Guerre
Film et présentation de Laurent Véray
Lecture par Anne Alvaro et Aurélien Recoing

Ce documentaire retrace le destin hors du commun d’une famille française, les Résal, quatre frères, deux sœurs et leurs parents, entre 1914 et 1918, à travers leurs échanges épistolaires et leurs photographies. Au-delà de la singularité des uns et des autres, nous découvrons de l’intérieur leur vie quotidienne, avec ses faits marquants, ses rebondissements, mais également à travers les moments difficiles, les préoccupations intimes, les émotions et les tourments les plus secrets d’individus confrontés à une situation exceptionnelle : la guerre. 

Avant la projection du film, qui survole l’ensemble de cette correspondance familiale d’une extraordinaire densité, Anne Alvaro et Aurélien Recoing approfondissent, par leur lecture d’un choix de lettres, la relation épistolaire entre la mère et le fils aîné, et en restituent toute l’émotion et l’intensité.
Le film, comme la soirée, sont soutenus par la Fondation La Poste, nous rappelant la formidable organisation du service de  la Poste aux Armées, qui a permis tous ces échanges de lettres et de colis bien nécessaires de part et d’autre.

( Vendredi 3 octobre, Cinéma le Capitole à Uzès à 21h )

 

Ecuador, de Henri Michaux, éditions Gallimard
Lecture musicale par Anne Alvaro, accordéon Pascal Contet

Récit de voyage parfois drôle et souvent émouvant, Ecuador est le journal tenu par Henri Michaux en 1928, lorsqu'il entreprend un voyage à travers les Andes, les montagnes de l'Equateur et les forêts du Brésil pour arriver un an plus tard à l'embouchure de l'Amazone. De son voyage en bateau (il avait été un temps matelot avant de se lancer dans l'écriture) jusqu'à cette découverte des forêts tropicales, il raconte les moindres détails dans une langue savoureuse. Ecuador révèle son immense talent de poète, dévoilant ses désormais célèbres « espaces du dedans »,  puisque ce périple sud-américain devient le révélateur de voyages intérieurs.

Dans le cadre approprié de la Bambouseraie, la voix grave et chaude d’Anne Alvaro nous restitue ce texte sincère et poétique, entre le récit de voyage et le carnet intime empreint de souffrances physiques, rythmé par l’accordéon de Pascal Contet qui en épouse toutes les nuances.

( Samedi 4 octobre, Bambouseraie Prafrance à Anduze à 15h )

 

14, de Jean Echenoz, éditions de Minuit
Lecture par Aurélien Recoing

Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état. Plutôt que de tenter de rivaliser avec les fresques guerrières, Jean Echenoz choisit d'évoquer le conflit de 1914-1918 à hauteur d'homme, au ras d'une vie quotidienne que l'entrée en guerre interrompt et reconfigure. Pour chacun d’entre eux, la guerre est une situation nouvelle à laquelle il leur faut s’adapter, ce qui ne va pas sans peine. Le burlesque côtoie le tragique, le quotidien nourrit le drame. De son écriture légère, comme détachée, au style impeccable, Jean Echenoz nous fait partager les peurs et les stupeurs de ces tout jeunes gens plongés dans une réalité qui les écrase. Tandis qu’au pays, la vie continue, pas tout à fait pareille pourtant.

Aurélien Recoing s’empare de la langue d’Echenoz avec brio et sensibilité, en restitue la pudeur, la précision et l’indicible émotion, dans les salles de l’exposition « Il y a cent ans, la Grande Guerre » présentée au Musée du Colombier.

( Samedi 4 octobre, Musée du Colombier à Alès à 15h et à 17h )

 

Dialogue d’été, de Anne Serre, éditions Mercure de France
Lecture par Marianne Denicourtet Anne Serre

Un écrivain explique à son interlocuteur  - son double ? - comment il entre dans l’écriture et l’imaginaire. Il lui parle de ses personnages, des relations qu’il entretient avec eux. Il lui montre comment il est à la fois dans et hors du roman. Avec une familiarité tour à tour joueuse et impérieuse, il l’entraîne avec lui de l’autre côté du miroir, là où le roman prend corps. Dans ce voyage au cœur de la fabrication d’une œuvre, Anne Serre nous convie, nous, lecteurs, à une expérience unique et vertigineuse.

C’est l’actrice Marianne Denicourt qui assume ici la posture de l’écrivain, et Anne Serre qui dans un renversement des rôles la questionne sur les fondements de son art. Un dialogue subtil et drôle à la fois, qui nous plonge au cœur de la problématique de tout auteur de fiction, d’hier ou d’aujourd’hui.

( Samedi 4 octobre, Salle du Capitole à Alès à 17h )

 

Autour du monde, de Laurent Mauvignier, éditions de Minuit
Lecture par Didier Flamand et Mireille Perrier

Rencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d’un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l’amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s’offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d’Aden, tenter sa chance au casino de Slovénie, se perdre dans la jungle en Thaïlande, faire du stop jusqu’en Floride. Le seul lien entre les personnages est l’événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l’illusion de partager le même monde.

Mireille Perrier et Didier Flamand nous entraînent dans cette ronde effrénée autour du monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d’abord rivé à lui-même et à ses propres histoires.

( Samedi 4 octobre,  Salle du Capitole à Alès à 19h )

 

Voyage en Grande Garabagne, de Henri Michaux, éditions Gallimard
Lecture musicale par François Marthouret, accordéon Pascal Contet

L’auteur a vécu très souvent ailleurs : deux ans en Garabagne, à peu près autant au pays de la Magie, un peu moins à Poddema. Ou beaucoup plus. Les dates précises manquent. Ces pays ne lui ont pas toujours plu excessivement. Par endroits, il a failli s’y apprivoiser. Pas vraiment. Les pays, on ne saurait assez s’en méfier. Il est revenu chez lui après chaque voyage. Il n’a pas une résistance infinie. Certains lecteurs ont trouvé ces pays un peu étranges. Cela ne durera pas. Cette impression passe déjà. Ces pays, on le constatera, sont en somme parfaitement naturels. On les retrouvera partout bientôt…Naturels comme les plantes, les insectes, naturels comme la faim, l’habitude, l’âge, l’usage, les usages, la présence de l’inconnu tout près du connu. Derrière ce qui est, ce qui a failli être, ce qui tendait à être, menaçait d’être, et qui entre des millions de « possibles » commençait à être, mais n’a pu parfaire son installation…

Au rythme décapant de l’accordéon de Pascal Contet, François Marthouret nous entraîne dans un voyage inattendu, à la rencontre de peuplades aux noms étranges et aux mœurs bizarres, qui cependant nous tendent un miroir mouvant, nous renvoyant à notre propre singularité.

( Samedi 4 octobre, Salle Cazot à Alès à 21h )

 


 

Les auteurs

 

 Alain Badiou

Alain Badiou Alain Badiou, né à Rabat, est philosophe, romancier et dramaturge. Alain Badiou lie l’expérience de la pensée à l’engagement dans la tradition sartrienne et revendique l’héritage de 1968. Il appartient à une lignée de philosophes qui, après avoir acquis une renommée et légitimité universitaire mondiales par une œuvre austère de métaphysicien, se font connaître du grand public par des écrits polémiques et politiques d’une grande radicalité (Le Siècle  et De quoi Sarkozy est-il le nom). Ce « maître à penser » sulfureux veut réactiver le geste original de Platon, qui fonde les vérités sur les mathématiques, la politique, l’amour et la poétique. Sa récente « traduction » de La République de Platon (Fayard, 2012) est un texte neuf qui serait le fruit du dialogue qui dure depuis plus de cinquante ans entre Platon et Badiou, entre notre démocratie contemporaine et ses fondations.

 

Jean Echenoz

Jean Echenoz Né en 1947 à Orange, fils d'un psychiatre, il fait des études de sociologie et de génie civil puis s'installe à Paris en 1970. Il collabore brièvement au journal L'Humanité et à l'AFP. En 1975, il suit à Paris les cours de l'École pratique des hautes études et des enseignements à la Sorbonne. En 1979 après quelques années d'hésitation, il publie son premier ouvrage, Le Méridien de Greenwich qui obtient le prix Fénéon. À ce jour, il a publié quatorze romans aux Éditions de Minuit. Il a reçu une dizaine de prix littéraires, dont le prix Médicis en 1983 pour cherokee et le prix Goncourt en 1999 pour je m'en vais. Publié en octobre 2012, 14 a été adapté pour la scène et présenté dans différentes villes de France, et programmé sur France culture en septembre 2014.

 

Federico Garcia Lorca

Federico Garcia Lorca Federico Garcia Lorca naît près de Grenade dans une famille bourgeoise et libérale d'Andalousie. Il s'initie très jeune à la poésie, à la musique et à la peinture et suit des études de lettres et de droit à l'Université de Grenade, puis de Madrid. Il se lie d'amitié à Salvador Dali, Luis Bunuel et Sanchez Mazas et devient l'un des initiateurs de l'art moderne en Espagne. Federico García Lorca s'intéresse, outre à la poésie, à la peinture à la musique et surtout au théâtre. Ses oeuvres, Canciones (1921) et Romancero gitano (1928), influencées par la tradition orale et le folklore andalous, lui procurent une notoriété croissante. Souffrant de ne pouvoir vivre son homosexualité en toute liberté, il fait un long voyage aux Etats-Unis en 1929-1930, où il donne des conférences. Après le rétablissement de la République espagnole, il est nommé directeur de La Barraca, société de théâtre étudiante subventionnée pour présenter le répertoire classique dans les provinces rurales. Là seront produites ses trois tragédies Bodas de sangre (1933), Yerma (1934), et La Casa de Bernarda Alba (1936). Dans les dernières années de sa vie, il se consacre essentiellement à la création théâtrale.

Bien que n'ayant jamais eu d'activité politique, il était opposé au fascisme et à la guerre, et s'est engagé en humaniste auprès des plus démunis. En juillet 1936, au début de la guerre civile, Federico Garcia Lorca se rend de Madrid à Grenade, puritaine et réactionnaire. Il est arrêté par un groupe de répression fasciste, l'Escuadra negra, assassiné quelques jours plus tard, puis jeté dans une fosse commune à Viznar. Federico Garcia Lorca est l'un des écrivains espagnols les plus célèbres après Cervantès. Il a su allier l'héritage du folklore, la tradition populaire au romantisme, au symbolisme et aux mouvements d'avant-garde des années 1920, laissant une oeuvre originale et inclassable.

 

Alain Guyard

Laurent Mauvignier Philosophe forain, bonimenteur de métaphysique et décravateur de concepts, je fais dans la pensée comme un comice agricole fait dans le bestiau un jour de foire à l'andouille.
Né au Creusot, Saône et Loire, en 1966, de Pierrette et Roland. Enfance paisible auprès de ses aïeux. Le premier, unijambiste et forgeron lui donna les bases de la lecture dans des feuilles de chou anticléricales et libertaires. Le second, à qui les Allemands avaient fait cadeau d'un morceau d'obus à Verdun dans sa calotte crânienne, l'éduqua à la haine de la bêtise militarisée et emmédaillée. Ce fut le même qui, monté à Paris après la guerre de 14, ouvrit un bistro qui devint la cantine de toute la bande autour de la feuille anarchisante du Crapouillot. De là, sans doute, un amour pour la langue verte, la caricature et tout ce qui pisse à la raie de la bienséance.
Puis, études de philosophie lors d'une période douteuse sur laquelle il faut mieux faire l'impasse si l'on postule aux concours de la gendarmerie nationale. Dix, douze ans à tourner en fac et conversion à la philosophie. Rencontre avec l'Hermétisme et la pensée magique. Recherches sur l'imaginaire. Enfin, décision de ne jamais travailler de sa vie. 
S'enfuit avec sa bourse du CNRS avant de soutenir sa thèse sur l'Alchimie - manière rapide de faire de l'or.
Depuis, vit en petite Camargue où il s'est égaré entre le dilettante et la dynamite. Parmi ses animations, les leçons de philosophie foraine.
Il vient de publier La Fleur au fusil : chroniques de la guerre de 14-18, éd. Camino verde, 2014 (théâtre), et en 2013 33 leçons de philosophie par et pour les mauvais garçons , éd. Le Dilettante.

 

Laurent Mauvignier

Laurent Mauvignier Né à Tours, Laurent Mauvignier est diplômé des Beaux-Arts en Arts Plastiques (1991). Il publie son premier roman Loin d’eux  aux Éditions de Minuit en 1999, qui publie ensuite Apprendre à finir (2000), prix du livre Inter en 2000,Seuls (2004), Le Lien(2005). Ses romans s’essayent à circonscrire le réel mais se heurtent à l’indicible, aux limites du dire. Une langue qui tente de mettre des mots sur l’absence et le deuil, l’amour ou le manque, comme une tentative de vouloir retenir ce qui nous file entre les doigts, entre les ans, et s’inspire tantôt de faits divers, tantôt d’événements historiques. Ainsi, la tragédie du stade de Heysel lui sert de point d’ancrage pour Dans la foule en 2006 ; la guerre d’Algérie lui inspire le roman Des Hommes, paru en 2009 et couronné par le prix des libraires 2010 et le prix des librairies Initiales. Ce que j’appelle oubli (2011) puise aussi dans le terreau du réel puisqu’il est librement inspiré d’un fait divers tragique survenu à Lyon en décembre 2009, et son dernier roman Autour du monde met en scène plusieurs personnages autour du monde, saisis au cœur de leur destinée le 11 mars 2011, jour du tsunami et de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

 

Henri Michaux

Henri Michaux Henri Michaux est un poète, mais aussi un écrivain et un peintre qui a marqué la vie artistique de la première moitié du XXème siècle. On connaît surtout de lui les plus célèbres de ses recueils de poèmes, comme La nuit remue, ou encore Plume, mais Henri Michaux a aussi eu une carrière en tant que peintre et dessinateur. Né le 24 mai 1899 à Namur (il sera naturalisé français en 1955), Henri Michaux passe son enfance à Bruxelles puis quitte la Belgique en 1924, et s'installe à Paris. Là, il fréquente les surréalistes, et rencontre Jules Supervielle qui deviendra un ami très proche.

En 1927, Henri Michaux publie son premier recueil, Qui je fus, chez Gallimard. A partir de 1929, il fait de grands voyages, notamment en Amérique du Sud et en Asie, qui vont alimenter son oeuvre, tant littéraire que picturale. Il publiera par ailleurs deux carnets de voyage : Ecuador, et Un barbare en Asie. Alors que son succès est grandissant notamment avec La nuit remue (1935), son travail pictural prendra plus d'ampleur, avec une première exposition en 1937, et la publication d'un ouvrage rassemblant poèmes et dessins de l'auteur.

L'écriture d'Henri Michaux, sombre, souvent teintée d'humour et de cruauté, se plait à explorer la conscience humaine, coupée de toute réalité extérieure. Dans les années 50, Henri Michaux a réalisé une série d'expérimentation des drogues, telles que la mescaline, ou le Lsd, pour étudier leur impact sur l'esprit humain, et en particulier sur la création artistique. Ces tentatives ont débouché surtout sur des œuvres picturales, mais aussi sur plusieurs livres, dont L'infini turbulent en 1957. Dans les années 70, Michaux est une personnalité artistique reconnue à l'échelle internationale. Durant cette période, il s'intéresse tout particulièrement à l'esprit humain, à travers son travail sur les rêves, ou sur les maladies mentales. Henri Michaux est décédé à Paris, le 19 octobre 1984.

 

Franck Pavloff

Franck Pavloff Franck Pavloff se définit comme un « écrivain de l’ailleurs », qui rend compte des exils intérieurs ou géographiques que les guerres, les drames, la corruption, le cynisme et l’intolérance ont engendrés. Psychologue Expert, il a fait des droits des enfants un combat. Il a également passé plus de quinze ans à faire aboutir des projets de développement communautaire à travers l'Afrique et l'Asie. Il vit aujourd’hui dans les Cévennes.

Il a publié aux éditions Albin Michel Menace sur la ville (1998), Haute est la tour (2003), Le Pont de Ran Mositar (2005), récompensé par le Prix France Télévision, La chapelle des apparences (2007), Le Grand Exil (2009), pour lequel il a obtenu le Prix Littéraire des Grands Espaces, et L’Homme à la carrure d’ours (2012), lauréat du Prix Lettres frontière. Matin brun, sa fable grinçante publiée aux éditions du Chêne, a connu un immense succès (2 millions d’exemplaires). Elle est traduite dans 25 pays (dont l’Inde, la Russie et le Japon), et tout récemment en Chine. Début octobre, Albin Michel en fait paraître une nouvelle version réinterprétée par le regard de l’auteur de street art C215.

 

Jean-Jacques Salgon

Jean-Jacques Salgon Jean-Jacques Salgon est né en Ardèche dans une famille dont les origines vivaraises remontent au XVesiècle. Fils et petit-fils d’instituteurs, il passe son enfance et son adolescence à Pont d’Ucel puis à Aubenas. Il a séjourné en Algérie et en Côte d’Ivoire. Scientifique de formation, il a enseigné la Physique. Comme nombre d’écrivains voyageurs, Jean-Jacques Salgon trouve son inspiration dans les lieux : depuis son premier livre 07 et Autres Récits (Verdier 1993), il parcourt les chemins de la géographie et de la mémoire. Citons parmi ses livres  Tu ne connaîtras jamais les Mayas (2000), Les Sources du Nil (2005), Le Roi des Zoulous (2008), Ma vie à Saint-Domingue (Verdier 2010) et tout récemment Fernand (L’escampette).

 

Lydie Salvayre

Lydie Salvayre Lydie Salvayre est la fille d'exilés espagnols qui ont fui le franquisme et tenté de faire le deuil de leur pays natal. Diplômée de littérature espagnole de l’université de Toulouse, elle est aussi psychiatre et a exercé à Aix et en région parisienne. Son roman La Compagnie des spectres (1997) a reçu le prix Novembre et a été élu meilleur livre de l’année par le magazine Lire.
En 2007 paraît Portrait de l’écrivain en animal domestique, suivi par BW en 2009 et Hymne en 2011, qui rend hommage à Jimi Hendrix.
En 2013 elle publie aux éditions Perrin Sept femmes, évoquant les destinées de sept femmes écrivains majeures qui l’ont nourrie dans sa vocation littéraire. Cet essai a fait l’objet d’un spectacle littéraire présenté lors de la première édition du Festival TEXTES & VOIX en Cévennes et à la Maison de la Poésie de Paris en mars 2014. Plusieurs textes de Lydie Salvayre ont d’ailleurs été adaptés pour le théâtre ou joués sous la forme de concerts-lectures.

 

Anne Serre

Anne Serre Anne Serre est l’auteur d’une douzaine de livres dont Un chapeau léopard (Prix de la Fondation Simone et Cino Del Duca 2008), Le narrateur, Les débutants (éditions Buchet-Chastel), Petite table sois mise ! (éditions Verdier)

 

Laurence Tardieu

Laurence Tardieu Laurence Tardieu est née en 1972 à Marseille. Elle publie son premier roman Comme un père (Arléa), en 2002. On peut lire tous ses livres - que ce soit ses cinq premiers romans, textes de fiction, ses romans autobiographiques La Confusion des peines (Stock, 2011) et Une vie à soi (Flammarion, 2014), ou son journal d’écriture L’Ecriture et la vie (Les Busclats, 2014) - comme des tentatives de mise à nu : que reste-t-il de nous lorsque les masques sont tombés ? L’écriture prenant la forme d’une quête, quête pour tenter de s’approcher au plus près d’une vérité, une vérité des êtres.

 

Laurent Véray

Laurent Veray Laurent Véray, professeur à l'université Sorbonne nouvelle-Paris 3, est historien du cinéma, spécialiste de la période 1914-1918 et du cinéma français de l’entre-deux-guerres. Ces travaux portent également sur les écritures audiovisuelles de l'histoire et la problématique de la reprise des images et des nouveaux usages des archives. Il a été président de l'Association française de recherche sur l’histoire du cinéma (AFRHC) de 2005 à 2010 et, depuis 2009, il est directeur artistique du festival du film de Compiègne. Il a publié, entre autres, La Grande Guerre au cinéma. De la gloire à la mémoire (Ramsay, 2008) et Les images d'archives face à l'histoire (Scérén/CNDP, 2011). Il a aussi dirigé ou co-dirigé plusieurs ouvrages collectifs, notamment Marcel L'Herbier. L'art du cinéma (AFRHC, 2007), et avec David Lescot, Les Mises en scène de la guerre au XXe siècle. Théâtre et cinéma (Nouveau Monde édition, 2011). Par ailleurs, il a réalisé plusieurs films ou installations vidéo sur la Première Guerre mondiale : L'Héroïque cinématographe (2003), En Somme (2006), Théâtres de guerre - 1917 (2012) et récemment, pour France Télévisions, La cicatrice. Une famille dans la Grande Guerre.

 


 

Les acteurs

 

Anne Alvaro

Anne Alvaro Anne Alvaro est actrice au théâtre et au cinéma. Attirée très tôt par l’art dramatique, elle débute sa carrière professionnelle sur les planches en 1970.
On la voit dans des pièces de Shakespeare mises en scène par Denis Llorca, elle est dirigée à de nombreuses reprises par les metteurs en scène Georges Lavaudant, Claude Guerre, Hubert Colas…

Mais l’actrice ne se limite pas au théâtre. Malgré une carrière prolifique sur les planches, Anne Alvaro se fait également remarquer au cinéma. Elle débute en 1981 dans Danon d'Andrzej Wajda.
On la voit dans quatre films de Raoul Ruiz ( La ville des pirate, Régime sans pain, Point de fuite, Dans un miroir) mais c’est avec le film d'Agnès Jaoui: Le goût des autres qu’elle va se faire connaître du grand public en 1999 ; elle y incarne une tragédienne qui donne des cours d’anglais à Jean-Pierre Bacri.
Son interprétation sera saluée par la profession : elle remporte le César de la meilleure actrice dans un second rôle.

En alternant toujours avec sa carrière théâtrale, Anne Alvaro joue dans La chose publique de Mathieu Amalricen 2002, Le scaphandre et le papillon de Julian Schnabel (2006), Faut que ça danse de Noémie Lvovsky en 2008. En 2010, elle incarne Louisa aux côtés de Jean Dujardin dans Le bruit des glaçons de Bertran Blier
Sa performance est encore une fois saluée par le monde du cinéma : Anne Alvaro reçoit pour la deuxième fois le César de la meilleure actrice dans un second rôle.

Elle a récemment incarné au Théâtre de l’Atelier à Paris la journaliste russe Anna Politovskaïa, dans la pièce Non rééducable, et  vient de jouer dans le mythique Prince de Hombourg, de Kleist, mis en scène par Giorgio Barberio Corsetti dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes au Festival d’Avignon.

Grande lectrice, elle prête volontiers sa voix magnifique à des textes littéraires avec TEXTES & VOIX, et a lu notamment Claudio Magris, Gertrud Kolmar, Svletana Alexeïevicth, Anna Luisa Pignatelli, Caroline Lamarche, Lydie Salvayre…

 

Marie Christine Barrault

Marie Christine Barrault Marie Christine Barrault a débuté sa carrière au cinéma, avec le réalisateur Eric Rohmer. Elle a ensuite tourné sous la direction de Jean-Charles Tacchella, Francis Girod, André Delvaux, Woody Allen, Volker Schloendorf, Andrzej Wajda. Au théâtre, elle s’est mise au service d’auteurs tels que Flaubert, Sarraute, Duras.

Elle continue, depuis, à alterner des rôles pour le cinéma, pour le théâtre - avec notamment les metteurs en scène Roger Planchon, Jacques Rosner, Gabriel Garran - et pour la télévision où elle sera l’interprète favorite de Claude Santelli et de Roger Vadim.

Elle a créé au Théâtre des Bouffes du Nord L’Homme rêvé, spectacle musical sur des textes de Roger Vadim et des musiques de Jean-Marie Sénia.

Elle s’adonne volontiers à la lecture publique et participe activement au projet TEXTES & VOIX, pour lequel elle a lu de nombreux auteurs : Dominique Rolin, Michel Schneider, Andrée Chedid, Assia Djebar, Chadortt Djavann, Annie Ernaux, Régine Detambel, Corinne Hoex, Marguerite Yourcenar, Alberto Manguel, marguerite Duras, marguerite Yourcenar, Gabriel Garran...

En 1999, elle a publié Le cheval dans la pierre, et en 2010 Ce long chemin pour arriver jusqu’à toi, deux livres autobiographiques.

 

Marianne Denicourt

Marianne Denicourt Marianne Denicourt débute à l'écran dans L'Argent de Robert Bresson. Elle étudie le théâtre sous la direction de Patrice Chéreau à l'Ecole des Amandiers de Nanterre. Elle travaille avec Patrice Chéreau à trois occasions : à l'écran dans Hôtel de France, sur scène dans Platonov 
et au Festival d'Avignon où elle incarne Ophélie dans Hamlet. Elle a tourné sous la direction de Jacques Doillon, Benoit Jacquot, Michel Deville, Claude Lelouch, Romain Goupil, Jacques Rivette (avec lequel elle a co-écrit le scénario de 
Haut, Bas, Fragile en 1995), Raoul Ruiz, Francis Girod, Patrick Timsit...
Parallèlement, elle continue de jouer au théâtre sous la direction de Luc Bondy, Louis-Do de Lencquesaing, Bernard Murat et Marc Paquien. Elle était le rôle-titre dans Jeanne d'Arc au bûcher, l'opéra d’Arthur Honegger et Paul Claudel.
Elle a aussi réalisé deux documentaires : Une maison à Kaboul et Nassima, Une vie confisquée. Avec TEXTES & VOIX, elle a lu Claude Pujade-Renaud, Maylis de Kerangal, Lydie Salvayre

 

Didier Flamand

Didier Flamand Didier Flamand est acteur au théâtre comme au cinéma, metteur en scène et réalisateur.

Au cinéma, il a travaillé avec Marguerite Duras (India Song), Raoul Ruiz (La Vocation suspendue), Wim Wenders (Les Ailes du désir), Michael Hanneke (Code inconnu), Josiane Balasko (L'Ex-femme de ma vie), Claire Denis (J'ai pas sommeil)…

En tant que réalisateur, il a reçu le César du meilleur court-métrage pour La vis.

Par ailleurs, il a signé plusieurs mises en scène et interprété de nombreux rôles au théâtre : il a joué dans Equus de Peter Schaffer au Théâtre Marigny à Paris, a incarné le personnage de Martin Heidegger dans Le démon de Hannah, à la Comédie des Champs Elysées, et a joué dans La dame de la mer, d’Ibsen, au Théâtre des Bouffes du Nord, aux côtés de Camille.

Durant la saison dernière, il a partagé le grand plateau du Théâtre de Paris avec Daniel Auteuil et Richard Berry dans Nos femmes. Il travaille également comme acteur ou comme metteur en scène outre-Atlantique.

Depuis quelques années, il intervient fréquemment comme lecteur dans le cadre de TEXTES & VOIX, prêtant sa voix aux textes de Jean Baudrillard, Richard Millet, Thierry Hesse, Bernard Quiriny, Serge Delaive, Erik Orsenna, Yu Hua, Paul Fournel.

 

François Marthouret

François Marthouret Après avoir accompagné pendant une dizaine d’années l’aventure de Peter Brook, le comédien François Marthouret a travaillé au théâtre avec, notamment, André Engel, Antoine Vitez, Georges Lavaudant, Peter Zadek, Lluis Pasqual, Jean-Louis Martinelli, Robert Hossein…

Il a mis en scène et joué, notamment, La tempête et Hamlet de Shakespeare, plusieurs pièces de Harold Pinter, Gertrud de Soderberg, Le Livre des fuites d’après Le Clézio, le Livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa et, en 2003, il a signé la mise en scène de Père, de Strindberg, dans laquelle il assumait le rôle titre.

Au cinéma, il a tourné sous la direction de nombreux réalisateurs dont Michel Deville et Eric Rohmer. Il a également joué dans de nombreux films pour la télévision.

En 2000 il a réalisé Mémoires en fuite, en 2009 Comment va la douleur ? d’après le livre de Pascal Garnier, et il vient de terminer pour le cinéma une adaptation de Bicentenaire, de l’écrivain haïtien Lyonel Trouillot (sortie en janvier 2015).

Il a joué dans Trahisons, de Harold Pinter, au Théâtre de l’Athénée, a incarné tout récemment Le Solitaire, narrateur de l’unique roman de Ionesco dont il a signé l’adaptation pour la scène, au Théâtre de la Madeleine, et Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller au Théâtre des Célestins à Lyon.

Il est très engagé dans l’aventure de TEXTES & VOIX, où il a lu les textes de nombreux auteurs, de Jean Baudrillard à Claudio Magris, de Georges Simenon à Erri de Luca, de Philippe Claudel à Jean Rouaud, de Nimrod à Paul Andreu…

 

Mireille Perrier

Mireille Perrier Mireille Perrier est actrice au théâtre et au cinéma. Elle a suivi les cours d’Antoine Vitez, Daniel Mesguich, Aurélien Recoing.

Elle a tourné avec Léos Carax, Philippe Garrel, Alain Bergala, Aline Issermann, Claire Denis, Jaco van Dormael, Amos Gitaï, Jean-Philippe Toussaint, Eric Rochant, Claude Lelouch, Laetitia Masson…

Elle a également tourné de nombreux films pour la télévision.

Au théâtre, elle a joué sous la direction de Claude Stratz, Lluis Pasquall, Laurent Pelly, Joël Jouanneau, Gabriel Garran, Régine Chopinot (spectacle de danse avec récitante).

Elle a créé en 2010 Anna Politkovskaïa, non rééducable, spectacle dédié à la mémoire de la journaliste russe assassinée. Elle vit actuellement en Mayenne où elle développe un travail de création théâtrale sur l’histoire paysanne et industrielle de la région, avec une troupe d’amateurs réunis pour l’occasion. Elle a réalisé récemment le spectacle J’habite une blessure sacrée, d’après La haine de l’Occident, du sociologue Jean Ziegler

Avec TEXTES & VOIX, elle a lu des œuvres d’Henri Bauchau, Michèle Lesbre, Jean-Luc Outers, Jean Genet, Paul Andreu, Lydie Salvayre…

 

Nicolas Pignon

Nicolas Pignon Nicolas Pignon est acteur au théâtre et au cinéma. Au théâtre, il a travaillé avec Jacques Lassalle, Jean-Pierre Vincent, Marcel Maréchal, Patrice Kerbrat, Klaus Michaël Grüber, Bernard Sobel, Lluis Pasqual, interprétant Shakespeare, Molière, Marivaux, Büchner ou Tchekhov……Au cinéma, il a tourné avec Benoît Jacquot, Laurence Ferreira Barbosa, Olivier Assayas, Jean-Paul Rappeneau, Lucas Belvaux…Il a également interprété de nombreux rôles à la télévision. Il a réalisé également une tournée de lectures pour l’Institut français de Moscou et dans plusieurs alliances françaises de Russie, ainsi qu’au Mexique. Il a créé à Rouen L’amante anglaise, de Marguerite Duras, mise en scène par Elisabeth Maccoco et présentée à Paris en mars et avril 2010.

Grand lecteur, il participe activement à TEXTES & VOIX, où il a lu des textes de Clément Rosset, Jean Hatzfeld, Herberto Helder, Pierre Lartigue, Jacques Izoard, Amos Oz, Paul Andreu, Alberto Manguel, Pierre Michon, Yannick Haenel, Alan Turing, Raymond Aron, Mathias Enard, Edgar Morin, Jean-Jacques Salgon…

 

Aurélien Recoing

Aurélien Recoing Après sa formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Aurélien Recoing a beaucoup travaillé avec Antoine Vitez au Théâtre National de Chaillot, dans des spectacles mémorables comme Le soulier de satin, Hernani, Hamlet, Tombeau pour 500 000 soldats, Britannicus, Faust. Au théâtre, il a également travaillé avec Roger Planchon, Jean-Pierre Vincent, Bernard Sobel, Denis Marleau, Marcel Maréchal, Philippe Lanton, Christophe Perton… Il a signé la mise en scène de plusieurs spectacles, dont TDM 3 de Didier-Georges Gabily, Les femmes de Troie d’après Euripide et Sénèque, Faust de Pessoa, Tête d’Or de Claudel…

Au cinéma, il a tourné sous la direction de  Philippe Garel, Andrzej Zulawski, Francis Girod, Michel Deville, Laurence Ferreira Barbosa, Francis Weber, Gabriel Le Bomin, Abdellatif Kechiche, ... En 2001, il a joué le rôle principal dans L’emploi du temps de Laurent Cantet, « Lion de l’Année » de la 58ème Mostra de Venise. Il a également participé à de nombreux films pour la télévision.

Avec TEXTES & VOIX, il a lu des textes de Philippe Forest, Herman Melville, Khaled al Khamissi…

 


 

Les musiciens

 

Pascal Contet

Pascal Contet A l’âge de quatre ans Pascal Contet découvre les sons désaccordés du piano de sa grand-mère paternelle. Fasciné mais frustré, il entreprend d’y jeter ses doigts au hasard. Mais c’est en passant des heures à écouter sa tante jouer de l’accordéon que naît en lui l’envie, irrévocable et monomaniaque, de devenir accordéoniste professionnel. Très tôt, sa prédilection pour les musiques classiques crée un fossé entre ce qu’il doit jouer et ce qu’il a envie de jouer ! Fort heureusement, au gré de rencontres diverses lors de concours nationaux et internationaux, il trouve vite la voie du classique, de la transcription mais aussi des compositions originales américaines, russes et scandinaves pour accordéon…

Lauréat de la Fondation Cziffra (1983), de la Fondation Menuhin (1986) et de la Fondation Bleustein-Blanchet pour la Vocation (promotion 1989 du Président de la République François Mitterrand), il reçoit le Prix Samfundet du gouvernement danois (Musicora 2000) et du Prix Gus Viseur (2007). En 2007, il est nommé aux Victoires du Jazz dans la catégorie "Artiste/formation de l’année" pour son album NU paru chez In Circum Girum / socadisc avec le contrebassiste Bruno Chevillon et le saxophoniste François Corneloup.

En 2012, pour la première fois, l’accordéon entre dans l’histoire des Victoires de la Musique classique, Pascal Contet est nommé deux fois, en tant que "Soliste Instrumental de l’année" et "Meilleur Enregistrement de l’Année" pour le CD/DVD de Bernard Cavanna (Karl Koop Konzert) paru chez AEON/Harmonia Mundi. Faiseur de répertoire et interprète en musique de création, incontournable dans la création contemporaine, il renouvelle depuis 1993 le répertoire de l’accordéon. Il compte environ 250 oeuvres à son actif et de nombreux compositeurs lui font confiance, dont Luciano Berio, Claude Ballif, Jean-Pierre Drouet, Jean Françaix, Franck Bedrossian, Bruno Mantovani, Bernard Cavanna, Ivan Fedele, Javier-Torres Maldonado, Philippe Hurel, Marc Monnet ou encore Martin Matalon. En juin 2012 au Théâtre des Bouffes du Nord, Pascal Contet a créé Over the Sea d’Edith Canat de Chizy avec le Quatuor Diotima pour le festival Manifeste de l’Ircam. En octobre 2012 à la Cité de la Musique à Paris, il a créé la Cantate n°4 de Bruno Mantovani avec l’ensemble Accentus (Laurence Equilbey) et Sonia Wieder-Atherton, et en novembre 2012, pour le Festival Musiques Démesurées de Clermont-Ferrand, Something out of apocalyspe (accordéon et électronique) de Pierre Jodlowsky, et Blaze, concerto du britannique Benjamin Ellin.

En avril 2013 naît son duo avec le chanteur Nosfell, le 7 mai 2013, Pascal Contet invite pour une soirée unique le maître britannique es electro Scanner, la chanteuse Camille et le percussionniste Clément Ducol. Bon nombre de ses comédiens favoris (Marie-Christine Barrault, Anne Alvaro, François Marthouret, Hervé Pierre, Clotilde Mollet) font partie de ses futurs projets.

 

Yardani Torres

Yardani Torres Violoniste, guitariste, compositeur et chanteur, Yardani Torres Maiani a vu le jour sous le soleil d’Andalousie, bercé parles sons profonds et festifs de Moraito de Almeria, son père, aujourd’hui disparu, porteur de l’héritage flamenco gitan et de sa mère, Elena Maïani, danseuse de flamenco. Très jeune, il joue de la guitare flamenca, mais Yardani va découvrir la magie du violon, avec une rencontre qui va changer son destin : Stefan Andreescu, grand violoniste rom roumain, aujourd’hui également disparu.  Ses prédispositions le mènent au Conservatoire de la Cité des Papes et le conduiront  au conservatoire de Genève.  Porté par le génie musical de ses ancêtres, ses traditions gitanes, son inspiration, sa façon de jouer du violon frôle le « Duende » si cher à Federico Garcia Lorca, et « les sons noirs » d’Emanuel Torres vibrent pour nous….

 


 

Partenariats et collaborations

 

Le Festival TEXTES & VOIX est un événement littéraire organisé par l'association TEXTES & VOIX en Cévennes

En coproduction avec la Ville de Nîmes

Avec le soutien de la Région Languedoc Roussillon, de la DRAC Languedoc Roussillon, de l’agglomération d’Alès, de la Fondation d’entreprise La Poste, et l’accompagnement de Languedoc Roussillon Livre et Lecture

En collaboration avec l’Hôtel Imperator et l’association « Les belles rencontres de la culture », l'association des libraires de Nîmes, le cinéma Le Capitole et la librairie Le Parefeuille à Uzès, la Médiathèque et la Ville d’Uzès, le Musée du Colombier et la Médiathèque d’Alès,  la librairie Sauramps en Cévennes à Alès, la librairie La Porte des Mots et la Bambouseraie de Prafrance à Anduze.

partenaires du festival textes et voix 2014



Réservations

Hôtel Imperator :

☎ 04 66 21 90 30
Carré d'Art : ☎ 04 66 76 35 02
Théâtre Christian Liger : ☎ 04 66 76 74 49
Médiathèque d'Uzès : ☎ 04 66 03 02 03
Cinéma le Capitole : ☎ 04 66 22 13 91
email : cinemalecapitole.uzes@gmail.com
Bambouseraie : ☎ 04 66 61 96 17
email : bambou@bambouseraie.fr
Musée du Colombier : ☎ 04 66 86 30 40
Salle du Capitole Alès : email : nadine.eghels@wanadoo.fr
Espace Cazot Alès : email : nadine.eghels@wanadoo.fr

 



Qui sommes nous ?


Association TEXTES & VOIX en Cévennes : Les Curières basses, 30140 Thoiras

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Mentions légales


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Association créée le 14 septembre 2012 à 30140 Thoiras (Gard)

Sise chez : Nadine Eghels
Adresse : Les Curières basses
  30140 Thoiras
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Email : nadine.eghels@wanadoo.fr
Téléphone : 06 60 39 42 05
Num SIRET : 789 968 070 00019

 



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